Quatre nouveaux projets rejoignent le PEPR Biothérapies à l’issue de son second appel à projets. De la lutte contre les cancers à l’amélioration des thérapies cellulaires, en passant par la conception de nouveaux vecteurs pour l’ARNm, cette sélection met en lumière des approches complémentaires pour faire progresser les biothérapies de demain.
Pensé pour accompagner l’émergence de nouvelles biothérapies et de nouveaux formats de bioproduction, cet appel à projets encourage des recherches à l’interface de plusieurs disciplines, de la biologie à la chimie, en passant par les sciences de l’ingénieur, les sciences des données et l’intelligence artificielle. Les quatre projets retenus en illustrent pleinement l’ambition, en couvrant des enjeux scientifiques et médicaux variés.
Coordonné par Aurélie Maisonnial-Besset (Inserm), le projet ATHENA vise à améliorer le traitement des cancers grâce à des molécules combinant un anticorps, un élément radioactif et un médicament. En travaillant à l’optimisation de conjugués anticorps-radionucléide-antinéoplasique homogènes, le projet entend renforcer l’efficacité de stratégies thérapeutiques innovantes contre les tumeurs.
Porté par Francisco Fernandes (Sorbonne Université), iceTherapies s’intéresse à un enjeu décisif pour le déploiement des thérapies cellulaires : la conservation des cellules et des tissus. Le projet explore des approches de congélation directionnelle en conditions non toxiques afin d’améliorer à la fois l’activité de ces thérapies et les conditions de leur stockage, de leur transport et de leur utilisation.
Coordonné par Alexandre Detappe (Institut Gustave Roussy), MONO-CHEM propose de transformer des monocytes, un type de cellules immunitaires, pour développer une nouvelle thérapie cellulaire contre les tumeurs solides. En s’appuyant sur la biologie chimique pour améliorer l’ingénierie de ces cellules, le projet ambitionne d’ouvrir une voie innovante dans un champ thérapeutique où les besoins médicaux restent majeurs.
Mené par Nathalie Mignet (CNRS), VECT-PI vise à concevoir de nouveaux vecteurs lipidiques non viraux pour l’ARNm, avec l’appui de l’intelligence artificielle. L’objectif est d’améliorer l’action de l’ARNm dans les cellules ainsi que sa tolérance, en développant des systèmes de délivrance plus performants pour de futures applications thérapeutiques.
Avec cette nouvelle sélection, le PEPR Biothérapies poursuit son soutien à des projets à fort potentiel, capables de faire dialoguer innovation technologique, excellence scientifique et perspectives thérapeutiques concrètes. Après une première vague de six projets lauréats annoncée en avril 2025, ce second appel confirme la volonté du programme d’accompagner, dans la durée, l’émergence de solutions nouvelles pour concevoir, produire et administrer les biothérapies de demain.






