Améliorer l'ensemble de la chaine de bioproduction d'AAV à grande échelle par des technologies de rupture
Oumeya ADJALI – UMR 1089
Inserm – Nantes Université
Recherche Translationelle en Thérapie Génique (TARGeT)
Thérapie génique
Processus upstream
Processus downstream
Suspension cellulaire
Bioréacteur
AAV
Aptamères
Chromatographie
Imagerie holographique
- Budget : 3,59 M€
- Durée : 4 ans (2023 – 2027)
Les virus adéno-associés recombinants (AAV) sont des vecteurs viraux de choix pour la thérapie génique in vivo avec déjà cinq produits actuellement approuvés sur le marché. Cependant, le processus de fabrication pour produire de grandes quantités de vecteurs AAV reste un défi majeur.
Le projet BIOSCALE vise à améliorer l’ensemble de la chaîne de bioproduction d’AAV à grande échelle, de la culture intensive de cellules en suspension au système amélioré de purification des vecteurs. A l’issue de ce projet, notre ambition est de pouvoir multiplier par au moins 20 à 100 les rendements de production d’AAV tout en respectant les normes réglementaires de sécurité et d’activité des produits.
Au cours de ce projet, nous générerons un ou plusieurs « super clone(s) cellulaire(s) » propriétaire(s) pour la production de vecteurs AAV dans des cellules en suspension HEK293 de mammifères avec un rendement plus élevé et une qualité améliorée. Pour sélectionner de tel(s) clone(s), nous développerons des méthodes de contrôle de processus telles que l’utilisation de la technologie d’imagerie holographique pour surveiller l’état des cellules pendant la culture en bioréacteur et identifier une signature optique spécifique des cellules pendant la production des AAV. Afin d’augmenter la productivité du procédé, nous développerons également une nouvelle méthode de purification dans le but de réduire le nombre d’étapes de purification et le temps de traitement, et par conséquent de réduire significativement les coûts tout en améliorant la qualité finale des vecteurs. La compatibilité de ces développements innovants aux recommandations des bonnes pratiques de fabrication (BPF) de médicaments sera assurée et évaluée tout au long du projet, en particulier aux étapes de montée en échelle, afin de dé-risquer un futur transfert industriel.
Ce projet est primordial pour le paysage français de la bioproduction d’AAV et permettra l’émergence de nouvelles technologies de rupture brevetables et industrialisables. De plus, plusieurs technologies développées au cours de ce projet peuvent avoir des applications pour la bioproduction d’autres biothérapies (e.g. protéines recombinantes, anticorps thérapeutiques, vaccins, etc.).
La thérapie génique consiste à traiter certaines maladies en apportant un gène capable de corriger le dysfonctionnement à l’origine de la maladie. Pour transporter ce gène jusqu’aux cellules, les chercheurs utilisent souvent des virus rendus inoffensifs, appelés vecteurs viraux. Parmi eux, les virus adéno-associés (AAV) sont aujourd’hui les plus utilisés et sont déjà à la base de plusieurs traitements disponibles. Cependant, leur fabrication reste complexe, coûteuse et ne permet pas encore de produire les quantités nécessaires pour répondre aux besoins.
Le projet BIOSCALE a pour objectif de rendre cette production beaucoup plus efficace. Les chercheurs développeront de nouvelles cellules capables de fabriquer davantage de vecteurs viraux tout en garantissant leur qualité. Ils mettront également au point des outils innovants pour suivre en temps réel l’état des cellules pendant la fabrication et optimiser les conditions de production.
Le projet prévoit aussi de simplifier les étapes de purification, c’est-à-dire le procédé qui permet d’obtenir un produit final sûr et de haute qualité. À terme, ces innovations pourraient multiplier la production de vecteurs viraux par 20 à 100, réduire les coûts de fabrication et faciliter le développement de nouveaux traitements de thérapie génique. Les technologies développées pourraient également bénéficier à la production d’autres médicaments innovants, comme certains vaccins ou anticorps thérapeutiques.
| Coordinateur : Oumeya ADJALI – UMR 1089 Inserm – Nantes Université Recherche Translationelle en Thérapie Génique (TARGeT) |
|||||||
| Sophie MORALES – LETI CEA Systèmes de mesure pour la santé (SYMS) |
|||||||
| Frédéric DUCONGÉ – UMR 9199 CEA Centre de recherche en Imagerie Moléculaire (MIRCen) |

